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Être rappelé
Charpente neuve en bois vue d’en dessous : chevrons, pannes et entraits sur fond de ciel
Toit ancien découvert, échafaudage en pignon : laine de roche posée entre les chevrons
Trois pignons de brique rouge à décor de losanges, au-dessus de bow-windows

Charpentier Saint-Quentin

Charpentier Saint-Quentin : une charpente qui fléchit, des bois piqués par les insectes, une toiture à refaire, une gouttière qui déborde. Décrivez le toit, l’entreprise partenaire vous rappelle.

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Sur les maisons de la reconstruction, la charpente approche souvent du siècle. Elle a traversé des hivers humides, des fuites oubliées, parfois l’aménagement des combles. Avant de refaire une couverture ou d’isoler, on monte voir les bois : c’est là que se décide la suite.

Lire une charpente

Une charpente traditionnelle assemble des fermes, des pannes et des chevrons en bois massif ; les pavillons plus récents reposent souvent sur des fermettes industrielles, plus légères, qu’on ne coupe jamais sans étude. Les signes d’alerte se voient de la rue comme des combles : faîtage qui s’affaisse, versant qui ondule, traces d’eau sur les bois, sciure au pied des pièces.

Les règles de conception et de mise en œuvre des charpentes en bois sont fixées par le DTU 31.1. Quand une pièce de bois est fendue ou affaiblie, on la renforce par moisage, en la prenant entre deux bois neufs fixés sur ses deux faces, ou bien on étaie la charpente le temps de la remplacer.

Traiter les bois : insectes et champignons

Les larves d’insectes comme le capricorne ou la vrillette creusent des galeries dans le bois ; les champignons, favorisés par l’humidité, le pourrissent. Le traitement curatif commence par un bûchage des parties attaquées, suivi d’injections et d’une pulvérisation de produit sur les bois conservés.

La mérule, champignon redouté dans le nord de la France, se développe dans les bois humides et mal ventilés ; sa présence doit être déclarée en mairie par l’occupant ou, à défaut, par le propriétaire. Dans tous les cas, traiter sans supprimer la cause de l’humidité ne sert à rien.

Le conservatoire de la rue d’Isle : trois pignons pointus, brique rouge et bow-windows
Charpente neuve en bois vue d’en dessous : chevrons, pannes et entraits sur fond de ciel
Immeuble de la rue de la Sellerie : brique, encadrements clairs et lucarnes sculptées

Réfection de toiture, démoussage et hydrofuge

La couverture, tuiles ou ardoises, est le domaine du couvreur à Saint-Quentin ; charpentier et couvreur travaillent ensemble dès que les bois sont touchés. La réfection de toiture remplace la couverture, les liteaux et souvent l’écran sous toiture : c’est le moment de vérifier la charpente, de la renforcer si besoin, et de prévoir l’isolation de la toiture.

Le démoussage et le nettoyage de toiture se font par brossage doux et avec un produit adapté, plutôt qu’au nettoyeur haute pression qui use les tuiles anciennes. Un traitement hydrofuge peut protéger une tuile poreuse ; il est inutile sur une ardoise naturelle.

Sous le toit, ce qui doit alerter
SigneCause possibleQui regarde
Faîtage affaissé, versant qui onduleBois affaibli, assemblage fatiguéCharpentier
Sciure, petits trous rondsLarves d’insectes dans le boisCharpentier
Bois noircis ou spongieuxInfiltration, champignonCouvreur, puis charpentier
Eau au pied d’une cheminéeSolin ou abergement défaillantCouvreur-zingueur

Zinguerie, lucarnes et fenêtres de toit

Gouttières, chéneaux, descentes, noues, solins et abergements autour des cheminées : la zinguerie évacue l’eau et protège les points sensibles. Elle revient au couvreur-zingueur, et ses défauts se lisent souvent sur la charpente, en bois tachés à l’aplomb d’une fuite.

Les lucarnes, nombreuses sur les immeubles de la reconstruction, et les fenêtres de toit demandent des chevêtres dans la charpente. Créer ou agrandir une ouverture en toiture modifie l’aspect extérieur : une déclaration préalable est en général nécessaire, avec l’avis de l’architecte des Bâtiments de France aux abords d’un monument historique.

Préparer la demande

Avant le devis

À préparer pour la demande

  • Des photos des combles et des bois, si l’on peut y monter
  • Des photos de la toiture depuis la rue
  • Le type de couverture : tuiles ou ardoises
  • Les fuites ou traces d’eau constatées

Un devis lisible, poste par poste

  • Le diagnostic des bois et son étendue
  • Les pièces remplacées ou renforcées
  • Le produit de traitement et sa méthode
  • L’échafaudage et la protection des lieux

Réponses courtes

Questions à se poser

Quel prix prévoir pour un charpentier ?

Il dépend de l’intervention (diagnostic, traitement, renfort, charpente neuve), du volume de bois, de l’accès et de l’échafaudage nécessaire. Un charpentier chiffre après être monté voir la charpente.

Est-il bon de nettoyer une toiture ?

Oui, quand mousses et lichens retiennent l’humidité et soulèvent les tuiles. Un nettoyage doux et un produit anti-mousse suffisent souvent ; la haute pression abîme les tuiles anciennes.

Quelle est la meilleure période pour faire nettoyer son toit ?

Par temps sec et sans gel, au printemps ou dès le début de l’automne : le produit a le temps d’agir, et la couverture celui de sécher. On évite les périodes de pluie et de froid.

Comment savoir si un couvreur est bon ?

Un bon couvreur voit le toit de près, sur la couverture ou depuis les combles, avant tout chiffrage ; il vous dit ce qu’il a constaté, remet son attestation de décennale et détaille son devis poste par poste : écran, liteaux, couverture et zinguerie. Méfiance envers le démarchage qui annonce une toiture « à refaire d’urgence ».

Qui s’occupe de la zinguerie ?

Le couvreur-zingueur : gouttières, chéneaux, descentes, noues et abergements. Le charpentier intervient si une fuite ancienne a abîmé les bois.